Le Conseil national de l'Ordre des médecins, dans un communiqué du 4 mai 2023 consacré aux actes médicaux à visée esthétique, rappelle que ces actes « peuvent générer des complications graves (brûlure, nécrose) avec risque, parfois, de séquelles définitives esthétiques ou fonctionnelles ». Il constate qu'ils sont parfois réalisés par des professionnels non formés, voire par des non-professionnels de santé.
L'Ordre demande la création d'une formation inter-universitaire réservée aux médecins et la réservation de la délivrance des produits de comblement aux médecins.
L'Académie nationale de médecine, dans sa prise de position du 5 juin 2026 « Médecine esthétique : un enjeu de santé publique nécessitant un encadrement renforcé », va plus loin : définition juridique du champ selon le degré d'invasivité, actes invasifs réservés aux professionnels formés, sanctions renforcées contre les pratiques illégales et la publicité trompeuse.
Elle demande aussi une consultation médicale préalable obligatoire, avec dépistage des vulnérabilités psychologiques et des troubles de l'image corporelle, et un encadrement strict de la communication, notamment sur les réseaux sociaux.
Ce que ça change pour vous, dès aujourd’hui. Un diplôme inter-universitaire de médecine esthétique existe depuis la rentrée 2024 dans trois facultés (Bordeaux, Créteil, Marseille). C'est le type de justificatif que les assureurs demandent pour accorder la garantie esthétique, et celui qu'un expert regardera si votre compétence est discutée.