Le déroulé est presque toujours identique. Un patient consulte pour une lésion pigmentée. Elle est examinée, jugée sans caractère suspect, aucune exérèse n'est décidée, aucun contrôle n'est formellement programmé. Deux ans plus tard, le même patient revient, ou consulte ailleurs, avec un mélanome évolué, parfois métastatique. Le dossier remonte alors à votre consultation.
La particularité de ce contentieux tient au décalage temporel. Au moment où la réclamation arrive, le contrat qui vous couvrait a pu être résilié, votre activité a pu changer, et l'expert ne dispose plus que d'une chose : ce que votre dossier prouve.
Pourquoi ce risque appelle la garantie subséquente. Un contrat de RCP médicale fonctionne en base réclamation : ce qui déclenche la garantie, c'est le jour où la réclamation vous parvient, pas le jour de l'acte. Comme le mélanome se révèle tard, la garantie subséquente de 10 ans prévue à l'article L.251-2 du code des assurances est ici la clause décisive : elle prolonge la couverture après la fin du contrat pour les actes réalisés pendant sa validité.